Mon Combat – Comment je suis devenu le meilleur Copywriter de France

INTRODUCTION

Ce topic fait suite à ma présentation :

Pour que je sois motivé par un projet, il doit être démesuré. Donc, j’annonce :

Je vais devenir le meilleur Copywriter de France.

Sur ce topic, vous allez pouvoir suivre mon aventure, mon combat pour devenir le meilleur Copywriter de France. À noter que j’ai commencé ce carnet de route il y a un peu plus d’une semaine, donc avant d’avoir un projet bien défini.

Sans plus attendre, voici :

Mon Combat – Comment je suis devenu le meilleur Copywriter de France

:crossed_swords: #1 PM UN LIVRE QUI A MARQUÉ L’HISTOIRE ?

Résumé

Une heureuse prédestination m’a conduit à la philosophie, une autre, au marketing.

J’ai eu l’idée de commencer à écrire ces lignes dans le train, en feuilletant le livre Je gagne ma vie avec mon blog d’Aurélien Amacker (offert gratuitement avec un abonnement systemio). Reconnaitre que l’on est amateur dans un domaine (pour que les gens puissent s’identifier) et partager son expérience jusqu’à devenir un véritable expert (et pouvoir du coup vendre des formations pour apprendre aux gens à réussir). La méthode est extrêmement simple et parait évidente pour quiconque souhaite acquérir une légitimité facilement et rapidement.

J’ai longtemps hésité à me lancer, j’ai déjà tâtonné en créant diverses chaines YouTube et, finalement, il y a quasiment 2 mois, j’ai lancé un podcast. Il y a aujourd’hui 5 épisodes. Seulement, je n’ai rien fait pour le mettre en avant ni même avoir des retours.

Plusieurs choses me bloquent. À force de croiser des gamins de 17 ans qui gagnent 7k/mois alors qu’ils passent le bac, j’en viens à penser que mon cas est désespéré. Certes, j’ai écrit un livre, mais, quand j’ai eu mon bac à 18 ans, j’étais convaincu que l’année suivante en DUT GEA j’allais monter une entreprise qui me permettrait de gagner ma vie. Et que, dans les années suivantes, je deviendrais riche. Aujourd’hui, 5 ans plus tard, j’en suis encore loin.

La conséquence est que j’ai aussi du mal à imaginer que d’autres personnes vont pouvoir s’identifier à mon parcours. Personnellement, je me suis identifié à Tugan Baranovsky. Mais, même si je me reconnais dans de nombreux points chez lui, j’ai surtout l’impression que je m’identifie à lui parce qu’il a vécu l’enfance que j’aurai aimé avoir.

Et puis, être un cas désespéré n’est pas facile à assumer quand on a un égo comme le mien. J’ai déjà plus ou moins accepté de m’humilier quand j’ai publié mon premier podcast, mais j’ai l’impression que ce n’est pas suffisant. Je vais donc en rajouter une couche pour bien ancrer mon point de départ avant d’annoncer ma destination.

PS : le titre ne faisait pas référence au livre d’Aurélien.

:crossed_swords: #2 DE SUICIDAIRE A MILLIONNAIRE

Résumé

Je pars du fond du fond. Il y a encore 3 semaines, je me couchais le soir en me répétant « dors, dors, dors… » pour faire taire mon cerveau, parce que la seule solution qu’il me proposait pour améliorer ma vie c’était : « suicide, suicide, suicide… ».

J’ai déprimé mes 19 premières années. Heureusement, depuis, ma vie s’améliore. Chaque année est meilleure que la précédente. Mais ça n’empêche qu’à 23 ans, elle pourrait être beaucoup mieux.

La plupart des gens qui « réussissent » ont été pris dans un cercle vertueux qui les a entraînés au sommet. Ils ont surement eu leur lot de souffrances et de problèmes, mais en vrai non. J’essaie de nuancer, mais encore hier je parlais avec un ami qui fait partie de ces « chanceux » et il reconnait sans problème que ses 20 premières années ont été une jouissance quasi constante pour lui.

Est-ce qu’il n’a pas dû faire d’efforts ? Si bien sûr. C’est ce que l’on appelle vivre. Mais au bout de ses efforts, il obtenait des récompenses. Il n’a pas enchainé des « traversées du désert » ou des « vallées de la mort » pendant 20 ans. Au contraire, il a enchaîné les coups de chance. Certes, il a travaillé, peut-être plus que les autres, mais il aimait ce qu’il faisait et était récompensé pour ça.

Pour illustrer, voici un exemple parlant dans la vie d’Arnold Schwarzenegger. Pour replacer l’extrait suivant, Arnold vient tout juste de débarquer aux USA pour participer à une compétition de culturisme et de perdre face à Franck Zane. Il n’a pas de plan B, son seul espoir était de gagner la compétition pour être engagé. Le soir venu, le désespoir commence à s’emparer de lui :

« Le grand Joe Weider m’avait fait venir de l’autre côté de l’Atlantique pour m’offrir cette opportunité (participer à la compétition), mais au lieu de saisir ma chance, je m’étais ridiculisé et j’avais échoué. […] dans le noir, j’ai pleuré en silence pendant des heures. J’en ai éprouvé un immense soulagement. […] Lorsque je me suis réveillé le lendemain matin, j’allais beaucoup mieux. Le soleil inondait la chambre et le téléphone sonnait. « Arnold ! a dit une voix rauque. C’est Joe Weider. Je suis dehors, au bord de la piscine. Ça te dit de me retrouver pour le petit déjeuner ? […] Midi approchait, et il s’est arrêté un moment. « Ne rentre pas en Europe, a-t-il fini par me dire. Tu dois rester ici. » Il a proposé de m’offrir le voyage en Californie, de me trouver un appartement, une voiture et de prendre en charge toutes mes dépenses pour que je puisse me concentrer sur mon entraînement pendant une année entière. »

Autrement dit, ce qui apparait comme un moment de grande souffrance dans sa vie, ne dure même pas une journée et est amplement rattrapé par un miraculeux coup du destin le lendemain.

Une telle réussite, ça fait de belles histoires à raconter, mais putain, c’est pas ma vie. Ma vie c’est de faire des efforts immenses pendant 2 mois pour, au final, me retrouver encore plus bas qu’au début. Ma vie c’est de me prendre 3 lapins dans la même journée et des vents à ne plus savoir quoi en faire.

Tugan Bara, Emmanuel Fredenrich, Oussama Ammar, Owen Simonin (Hasheur), Jean-Marie Corda… quand j’écoute leur histoire, je vois juste des gamins surdoués qui ont toujours fait que ce qu’ils voulaient. Je suis jaloux. Comme je suis jaloux d’Adam et d’Alexandre, des gamins de 17 ans qui, pendant leur grand oral du bac, se sont amusés à dire : « je vends des PDF sur internet » ou « je gagne déjà plus que le salaire qui me sera proposé à la sortie des grandes écoles ».

Je ne crois pas au libre arbitre. Pour moi, c’est juste une histoire que l’on raconte pour faire plaisir aux enfants et que certains utilisent pour faire croire aux autres qu’ils méritent ce qu’ils ont. « Mais putain, si [le libre arbitre] existe, j’ai pas envie de passer à côté ». Ouais, ma vie a été pourrie, mais je vais tout faire pour que ça change.

Quand je vois le niveau d’Emmanuel Fredenrich à 17 ans, je me sens misérable. Les écarts de niveau entre les gens sont des gouffres. J’ai 23 ans, j’ai écrit un livre de philo, donc je me rassure en me disant que je n’ai pas rien fait en 23 ans, mais ce n’est rien par rapport à que j’espérais à 18 ans. Je crois qu’il est possible de changer et je veux changer, donc je vais changer.

Je sais que je ne suis pas seul dans cette situation et que ceux qui oseront reconnaitre leurs regrets, leurs faillites et leurs complexes sont jeunes (14-20 ans). Mais à 23 ans, j’accepte de m’humilier devant vous aujourd’hui, comme un vieux qui regrette son passé. Je ne pourrai jamais rattraper mon retard et revivre les années pourries de ma jeunesse, mais je peux commencer à changer aujourd’hui, pour que mon avenir en vaille le coup.

:crossed_swords: #3 LE RÉCIT DE MON CHEMINEMENT JUSQU’AU SUCCÉS

Résumé

Comme je l’ai dit dans une introduction que j’ai supprimée, j’ai des besoins sociaux et, plus particulièrement, j’ai besoin de partager ce que j’apprends. Comme je n’ai pas encore de communauté à qui enseigner et que je n’ai de toute façon pas grand-chose à enseigner et bien je vais parler tout seul ou seulement aux quelques personnes qui tomberont sur mon récit. Ça me permettra d’avoir un support et un livre autobiographique à publier quand j’aurai réussi.

En gros, dans ce carnet de route, vous trouverez :

  • Des réflexions introspectives et des conseils d’amélioration et d’optimisation personnelles
  • Des résumés de livres et des prises de notes
  • Le suivi de mon évolution et de mes business
  • Des petites histoires intéressantes ou simplement surprenantes qui me sont arrivées

Quand j’ai publié mon premier podcast le 18 avril 2021, j’avais annoncé :

Dans 1 je suis riche et nous sommes 6.
1 an, 2 objectifs. Le 1er, gagner 10 000€ net par mois. Le second, créer un petit groupe soudé bien décidé à réussir dans tous les domaines de la vie.

Dimanche 18 avril, jusqu’au 30 avril, 12 jours. 31 jours de mai, plus 30 jours de juin. Aujourd’hui, nous sommes le 2 juillet. Ce qui nous fait un total de 75 jours écoulés depuis le début. Il y a 365 jours dans une année. Il me reste donc 290 jours pour atteindre mes objectifs. Ce qui correspond à 9 mois et demi.

9 mois pour devenir riche.

Après une année passée chez mes parents à travailler à l’usine et à être réserviste dans l’armée de terre, j’ai pu mettre de l’argent de côté. Depuis 8 mois, je vis sur mes économies. Aujourd’hui, il me reste 4168,92€ (4169,02€ si on compte les 10c que j’ai trouvés par terre hier).

J’ai donc un peu de temps devant moi pour dégager mes premiers bénéfices et rentrer dans le cercle vertueux qui me mènera au sommet.

Dans ce carnet, je m’interdis d’être négatif ou abattu. Je jure d’être digne de moi-même, par mes paroles et mes actes. Comme j’en avais fait le serment dans un sanctuaire au beau milieu de la forêt il y a 2 ans.

En espérant vous inspirer et vous motiver à bosser, je vous souhaite bon courage pour cette glorieuse journée et toutes celles qui suivront.

:crossed_swords: #4 ALAN ET MON AVENIR SELON L’ASTROLOGIE

Résumé

Alan est une sorte de réincarnation de David Laroche. On s’est rencontré en se croisant un soir dans un couloir du centre pour les jeunes travailleurs de Roanne (qui faisait aussi office de camp de réfugiés). Alan a tendance à partir dans un discours mystique que je trouve assez fumeux, mais c’est un bon gars et j’ai vu le potentiellement du business de développement personnel qu’il pourrait lancer.

Il y a quelques jours, après lui avoir annoncé mon départ, il me dit qu’il faut absolument que je rencontre Lisa et qu’elle me dresse mon thème astrologique. Toujours partant pour ce genre d’expérience, j’accepte volontiers.

30 min plus tard, elle se joint à notre table sur la terrasse de la résidence. Après de brèves présentations, elle commence à me dresser mon thème astrologique. Dans un éclair de divination, elle m’annonce que je vais devenir très riche. L’intuition féminine m’étonnera toujours…

:crossed_swords: #5 UN CADRE POUR LES RELATIONS HUMAINES

Résumé

J’ai longtemps cherché une relation « non duelle ». Une relation détachée de toute forme de pouvoir ou d’emprise sur l’autre. Une relation où les deux partenaires sont parfaitement égaux et se respectent vraiment. Et, à vrai dire, j’ai fini par la trouver. Mais une telle relation est exceptionnelle et mes problématiques relationnelles avec le reste du monde ne sont pas réglées pour autant.

Dans une conférence d’Oussama Ammar, j’ai entendu quelque chose de très intéressant. L’idéal serait d’avoir :

  • Un mentor, qui est devant ou au-dessus de nous et qui nous enseigne
  • Un concurrent, qui est au même niveau que nous et contre qui on se bat
  • Un élève, qui est derrière ou au-dessous de nous et à qui l’on enseigne

Face à son mentor, on ferme sa gueule et on écoute. Face à un élève, on parle avec assurance et précision. Face à son adversaire, on applique ce que l’on sait.

Ces trois types de relation sont nécessaires dans la même période pour une vie équilibrée. Écouter attentivement un maître, permet d’apprendre. Enseigner à d’autres est nécessaire pour assimiler la théorie. Se confronter au reste du monde permet d’acquérir la pratique et l’expérience.

Je considère Tugan Bara comme mon maître. Ce carnet et le podcast s’adressent à mes élèves. Et je me confronte aux concurrents dans le business.

L’idéal, c’est surement d’avoir un mentor avec qui l’on peut échanger directement et pas juste un guignol qui fait des vidéos sur internet. Il faudra que je me trouve un mentor qui veuille bien me parler et idéalement me guider et me coacher. Mais bon, pour le moment, je sais ce que j’ai à faire. Je me mettrai en quête d’un maître quand j’en sentirai le besoin.

:crossed_swords: #6 UN ARABE SDF SE PERD DANS LA CAMPAGNE FRANÇAISE

Résumé

Alors que j’écrivais tranquillement sur mon ordi dans le hall d’une la gare SNCF, un jeune homme basané avec une musette de l’armée s’installe à côté de moi pour charger son portable. Il remarque alors que, comme lui, je porte des bouchons d’oreille. Amicalement, il me dit que nous sommes frères de bouchons. Je lui souris, l’interroge sur son sac militaire et c’est ainsi que démarrent 2h de discussion politique, sociétale et spirituelle.

Grâce à cette rencontre, je sais maintenant qu’il existe une multitude d’aides sociales que la majorité des gens ignore. Et que certaines associations caritatives sont en fait des mafias qui négocient avec les mairies pour que leurs membres aient droit à plein de services gratuitement, comme des accès à des salles de sport par exemple.

Au fil de la discussion, se dévoile à moi un jeune algérien de 25 ans, parfaitement sain d’esprit et de corps, qui vit dans la forêt et vient squatter la gare pour recharger son portable. Par moment, il m’exprime sa compassion pour les Français de souche et la décrépitude de l’occident. Ancien communiste stalinien, il me parle de son idéal du soldat paysan et de son rêve (future réalité) du retour à la terre.

« Que je chante à jamais celle des travailleurs. Ma France… »

D’ailleurs, il me montre les photos du terrain qu’il vient d’acheter au fin fond de la campagne Auvergnate et sur lequel il compte s’installer.

Sans perdre le nord, il ironise en m’expliquant qu’il est plus facile d’acheter des armes à feu qu’un terrain en France. Il en profite pour m’évoquer son dernier achat : 500 cartouches de .308 Winchester pour son fusil de précision.

Ce n’est pas la première fois que je rencontre un marginal avec qui je m’entends bien. Mais aujourd’hui, lorsqu’on s’est quitté, j’ai senti que l’on ne faisait plus partie du même monde. Il y a encore un an, je rêvais aussi d’acheter un terrain et d’y vivre en semi-autonomie. Mais aujourd’hui, j’ai d’autres projets. J’avais d’ailleurs annoncé la couleur à des amis il y a quelques années : « soit je deviendrai très riche, soit j’irai vivre en hermite dans les bois ».

:crossed_swords: #7 CHOISIR UN SEUL SUJET ET LE BOSSER A FOND

Résumé

Après 1h à feuilleter des livres dans la partie « Science et technique » de la BNF (Bibliothèque Nationale de France), j’ai gagné en humilité. Et surtout, ça me ramène à une problématique centrale dans ma vie. Je dois la conclure rapidement. Je m’éparpille et malheureusement, comme l’a dit Adam Smith :

« L’homme de tous les métiers n’est jamais riche. »

Je dois donc choisir un seul et unique sujet et le bosser à fond. Je ne vais pas tourner autour du pot, j’étais à la limite de l’orgasme dans les rayons « économie, gestion ». Ça me donne une idée :

« Comment trouver ce qui vous passionne ? C’est simple.

  • Baladez-vous dans une bibliothèque
  • Feuilletez les livres qui attirent votre œil
  • Lorsque vous commencerez à ressentir une sensation proche d’un acte sexuel, alors vous serez dans le bon rayon »

Quoi qu’il en soit, l’économie-gestion, c’est vaste. Mais aujourd’hui, je suis dans le marketing et, plus particulièrement, le copywriting. Ce sera mon point d’entrée.

:crossed_swords: #8 PASS VIP A LA BNF (BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE)

Résumé

J’écris ces lignes sur un bureau en bois massif, dans une bibliothèque fondée en 1537. Le prix pour accéder juste une seule journée à ces millions de livres ? 3,80€. Combien j’ai payé ? 0. Pour découvrir mon secret, lisez les quelques lignes qui suivent.

À la base, j’étais juste venu pour rigoler. Je voulais voir de mes propres yeux mon livre dans les rayons de cette bibliothèque centenaire. Arrivé à l’accueil, on m’explique que mon œuvre est conservée dans une partie spéciale de la bibliothèque. Une partie où seuls les chercheurs accrédités on le droit d’aller et encore, ils doivent débourser 5€ pour une seule journée.

Qu’à cela ne tienne, 5€ ce n’est pas cher payer pour voir sa création côtoyer celle des plus grands auteurs français, tels que Jean-Baptiste Poquelin, Victor Hugo, ou encore René Descartes.

J’essaie alors de négocier avec le brave homme qui tient la caisse :

« Sir, vous ne pouviez le deviner, mais je suis l’auteur du livre que je m’en viens quérir. »

« Ah, cela change tout mon cher ! Marchez donc 12 lieux vers le Nord et présentez-vous au guichet que vous trouverez au pied de la colline. »

« Merci mille fois noble seigneur ! » lui répondis-je, avant de remonter sur mon fidèle destrier.

Arriver aux confins du hall de la bibliothèque, je fis alors la rencontre d’une jeune demoiselle. Un étrange couvre-chef lui cachait le nez et la bouche. Sur l’instant, je fus pris d’un doute. Était-ce là le déguisement d’un brigand prêt à me sauter à la gorge pour quelques sesterces ? Un frisson parcourra mon corps. Comme au soir où, en ces terres lointaines, le roi Baudoin II m’avait ordonné de charger les infidèles avec toute ma troupe de cavaliers. Le frisson d’une perspective sanglante… ou celle, peut-être, d’une nuit enflammée. Ce qui finalement, à certains égards, peut parfois se rejoindre…

Lorsqu’elle me salua de sa douce voix, tous mes doutes se dissipèrent. Je pus lui adresser ma requête :

« Holà noble dame, m’en voici venu de 12 lieux pour accéder aux archives secrètes de votre grandiose demeure. »

« Les archives secrètes ? Pour qui te prends-tu étranger ? Ta désinvolture n’a d’égal que ton orgueil. N’as-tu donc jamais appris à descendre de tes grands chevaux avant de t’adresser à une dame ? »

Je descendis alors de mon cheval et, après avoir soulevait la visière de mon heaume ffp2, me présenta à elle.

« Je suis %authorname%, auteur du livre %bookname% et me voici venu en ton royaume pour quémander une audience auprès de ton archiviste. »

Bien qu’évidement impressionné par mon charisme, son sens du devoir la fit raison garder. Malgré mon charme, elle ne pouvait se résoudre à m’offrir les clefs de ses archives interdites. Mais son amour pour moi la dévorait de l’intérieur. À ce moment, elle n’aurait pu me laisser partir insatisfait sans sombrer dans le désespoir le plus profond. En témoignage de notre brève histoire courtoise, elle m’offrit un laisser passer pour que je puisse accéder gratuitement au reste de la bibliothèque.

Voici donc le récit d’une aventure qui me permit d’économiser 3,8€.

:crossed_swords: #9 ÊTRE LE MEILLEUR SINON RIEN

Résumé

J’ai un problème. Pour être motivé et faire preuve de volonté, j’ai besoin d’un objectif démesuré. J’ai pu aller au bout de l’écriture d’un livre de philo, parce que, dans ma tête, j’étais en train de mettre à plat 2000 ans de philo et de spiritualité.

Si je me projette en me disant que je bosse pour gagner un SMIC ou même juste 10 000€ par mois, ça ne va pas le faire. Donc j’annonce :

Je vais devenir le meilleur copywriter de France.

:crossed_swords: #10 TOUT SACRIFIER POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFS

Résumé

Je viens de quitter la femme que j’aime.

J’ai vécu avec elle la relation dont j’avais toujours rêvé et, ce matin dans le lit, je lui ai annoncé que je partais.

J’ai peut-être fait une énorme connerie. Mais je sentais au fond de moi que je devais le faire. Je ne parviendrais peut-être pas à réaliser tous mes rêves, mais, pour avoir une chance de réussir, je suis intimement convaincu de devoir passer par là.

Il y a trois semaines, j’avais déjà dit adieu à la quasi-totalité de mon répertoire.

Pour l’heure, je suis dans le train. J’ai les yeux explosés à cause des larmes que j’ai versés ce matin. J’ai mal au crâne, mais, même si je suis profondément affecté par ce qui vient de se passer, je suis confiant pour la suite.

:crossed_swords: #11 RECHERCHES ET PERTE DE TEMPS

Résumé

Ça fait 3 jours que je trie des trucs et que j’essaie de me faire un plan pour devenir le meilleur copywriter de France. J’ai vu pas mal de choses. J’ai notamment creusé le cas de Christian Godefroy, une sorte de David Laroche qui vendait des formations sur le copywriting.

Ah oui, je suis aussi tombé sur un forum de copywriting où un mec en 2011 a posté un message qui disait que l’âge d’or des formations de marketing pour devenir riche sur internet était bientôt terminé. 10 ans plus tard, son message parait stupide, mais, finalement, c’est intéressant et ça permet de relativiser. Par rapport à ça, lire La Publicité Scientifique de Claude C. Hopkins, qui raconte comment les mecs faisaient des pages de vente en 1923, permet aussi de prendre un peu du recul.

Bref, aujourd’hui, j’ai un problème.

Vouloir apprendre le copywriting, c’est bien sympa, mais l’important, au final, c’est de mettre en pratique pour monter des business. J’aurais bien aimé qu’Emmanuel Fredenrich nous donne un exemple de sa journée type quand il bossait à fond le copywriting. Mais bon, tant pis, je vais me démerder.

Notes :
J’ai de gros coups de fatigue à cause de la digestion, du coup, ça fait deux jours que j’essaie de diviser mes repas en 2 et de les répartir sur la journée. Je mange toute la journée, mais je n’ai plus de moments ou je suis complètement KO.

:crossed_swords: #12 LE MECANISME CACHE DERRIERE LA REUSSITE DE TUGAN

Résumé

https://forum.marketingunderground.biz/t/le-mecanisme-cache-derriere-la-reussite-de-tugan

PS : oui, pour le titre et la première phrase de la première partie j’ai PM un livre assez connu.

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:crossed_swords: #13 JE SOUFFRE D’ENTROPIE ET DANS 1 SEMAINE JE SUIS A LA RUE

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En accord avec les principes de la thermodynamique, en me dispersant sur plusieurs projets, je disperse mon énergie et accrois mon entropie. Autrement dit, plus je me disperse, plus je perds d’énergie et plus c’est le bordel.

10 jours viennent de s’écouler. Je n’ai pas rien fait, mais en essayant d’avancer sur tous les fronts, j’ai l’impression de ne pas avancer du tout.

Résumé de ces 10 jours :

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J’ai passé 2 jours à écrire une introduction au copywriting de 7004 mots.

J’ai créé un site pour faire de ce carnet de route un blog.

J’ai relu et restructuré un texte de vente sur la spiritualité de 8357 mots.

J’ai remonté une page de vente de ClickFunnel sur system io pour un funnel que je partage avec des collègues.

J’ai finalisé un funnel sur system io pour vendre mon livre de philo.

J’ai finalisé une page de vente d’un PM sur niche que je ne préfère pas dévoiler et je l’ai monté sur system io. Il me reste plus qu’à rédiger les upsells et à les monter avant de m’attaquer à la pub.

J’ai recopié tous les soirs pendant 20 min le protocole P (j’avoue, j’ai loupé 2 jours, mais je les ai rattrapés le lendemain). 10 jours à 20 min par jour et toujours pas finies ? Ouais, on ne dirait pas, mais 8470 mots, c’est vraiment long, mais je devrai avoir fini demain.

Ça me fait tout drôle de lister ces points… Hier soir, j’étais à la limite de me tirer une balle tellement j’avais l’impression de ne pas avancer. Et là, avec un peu de recul, j’ai l’impression que ce n’est pas si terrible.

Ce qui est terrible par contre, c’est d’être aussi dispersé. J’ai un peu avancé partout, mais vraiment nulle part.

J’imagine que quand on a quasiment plus de quoi payer le loyer le 10 du mois ça règle le problème de la dispersion, mais là il me reste encore 3-4 mois de réserve. Est-ce que ça veut dire que je vais devoir attendre d’avoir brulé tout mon capital pour réussir à me focus ?

Je ne sais pas, mais dans tous les cas, j’ai réservé un train qui me fera arriver le 28 juillet à 5h49 à Lyon. Je n’aurai rien sur moi, si ce n’est ma carte d’identité, un t-shirt, un pantalon, un caleçon, des chaussettes et des chaussures. J’ai déjà réservé le billet de retour pour le 4 aout à 15h51.

L’Objectif ?

Réussir à survivre 1 semaine dans la rue sans rien emporter et dans une ville où je ne connais personne. Si vous me cherchez, je serai le mec qui s’exerce au Copywriting de Rue™ pour espérer gagner son pain quotidien. J’ai bon espoir, j’ai déjà passé une aprèm à parler de philo avec un clodo qui faisait 3k par mois sans forcer.

Pourquoi je fais ça ?

Quand j’étais au lycée, j’avais annoncé à mes potes que je repartirais de 0. Qu’un jour, j’irai dans la rue, jusqu’à trouver un moyen de m’en sortir. Et que je monterai les étapes jusqu’au sommet. Évidement, tout le monde s’est foutu de ma gueule.

Après, les années ont passé. Et, il y a 2 ans, je suis monté dans un covoit où le conducteur de 40 ans dans sa magnifique Audi TT bleu, m’a raconté qu’il était parti de chez ses parents à 17 ans et avait passé plusieurs jours dans la rue avant de trouver un logement.

Puis, récemment, je suis tombé sur une conférence d’Oussama Ammar où il dit avoir passé une semaine dans la rue pour faire face à la peur de se retrouver à la rue. Que ça soit vrai ou non, je me suis décidé à faire de même.

C’est pourquoi, dans 6 jours, je prendrai le train les poches vides, avec pour seule perspective de faire la manche pendant une semaine. Moi qui n’ai jamais voulu être philosophe, je trouve que j’incarne de mieux en mieux le personnage… D’ailleurs, si je croise Tugan et qu’il daigne me lâcher une pièce pour le caddy, je l’accepterai volontiers.

Maintenant, j’espère bien tirer le maximum de cette expérience. J’ai déjà quelques projets en tête. Tout va dépendre de si la nécessité me permet de transcender ma misanthropie. Je peux aussi bien me faire égorger dans une ruelle sombre le premier soir que passer la semaine tous frais payés chez une jeune femme de la noblesse française. Je n’ai pas d’entre-deux, mais le roturier que je suis préfère la deuxième option.

Quoi qu’il en soit, il me reste quelques jours et je vais tout faire pour me concentrer sur un seul business.

J’essaierai de poster un dernier contre rendu la veille de mon départ (même si j’espère que ce ne sera pas le dernier).

Sur ce, bonne nuit.

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Initative un peu hard je trouve mais si tu dois te rennétoyer le mental et repartir sur de bonne bases vasy go alors haha,

Mais bon courage et force à toi !

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:crossed_swords: #14 ÊTRE SDF PENDANT UNE SEMAINE A REPROGRAMMÉ MON SUBCONSCIENT

Le mercredi 28 juillet à 7h56, je suis arrivé à la gare de Lyon Perrache avec les poches vides.

En sortant de la gare, je me voyais déjà gagner des centaines d’euros en mendiant pour me payer l’hôtel et aller manger au restaurant. J’imaginais qu’être face à la nécessité allait me donner un boost de volonté et d’énergie énorme et que j’allais tout faire pour m’en sortir…

Mais, comme vous allez le voir, ça ne s’est pas du tout passé comme prévu et le deuxième jour j’ai trouvé une réponse à mes problèmes existentiels.

# JOUR 1

Résumé

À la base, je comptais aller dans une bibliothèque lire notamment le livre Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens. Oussama Ammar l’avait recommandé pour se former sur la mendicité et ça me semblait un bon point de départ.

J’ai donc passé la première journée à parcourir Lyon à la recherche d’une bibliothèque où je me suis finalement posé jusqu’à la fermeture pour lire des livres sur la psychologie humaine.

Quand la bibliothèque a fermé à 19h, j’ai commencé à me demander où j’allais passer ma première nuit dans la rue.

Plus tôt dans la journée, je m’étais posé rapidement dans l’herbe dans un endroit tranquille près du centre commercial de Confluence (Google Maps).

J’y suis donc retourné en me disant que j’essaierai de dormir là-bas. En ayant à peine dormi 5h pour prendre le train à 5h49 à Paris et en ayant déjà sauté 2 repas, j’étais déjà bien fatigué avant même d’avoir passé ma première nuit dans la rue.

En m’allongeant dans l’herbe ce premier soir vers 20h, je ne savais pas trop quoi penser. Même avec une faim légère, je n’avais pas suffisamment de motivation pour mendier. Et mes quelques tentatives de rackette bienveillant de la journée avaient été des échecs. Non pas que mes victimes ne voulaient rien me donner, mais juste qu’elles n’avaient pas de monnaie. Saleté de Nouvel Ordre Mondial… ils sont en train de détruire un des plus vieux métiers du monde en numérisant la monnaie. Que serait un monde sans mendiant ? Une utopie ?

Bref, allongé dans l’herbe, j’arrive à dormir quelques heures. Mais vers 22h, il commence sérieusement à faire froid et le vent vient de se lever. Je lutte une bonne demi-heure avant de m’avouer vaincu. Dormir en ayant froid est tout bonnement impossible.

Je décide de partir marcher à la recherche d’un meilleur sport. Rapidement, je me rends compte que la température est plus élevée dans la ville grâce au bitume qui conserve la chaleur. C’est un bon point, je vais pouvoir gagner quelques heures de sommeil.

Étant un peu parano, je cherche un endroit à l’abri des regards ou je pourrai dormir en toute tranquillité. Je n’ai rien sur moi, mais je tiens quand même un peu à la vie et le nombre démesuré de clodos et autres camés que j’ai croisé toute la journée ne me rassure pas tellement.

Par chance, juste à côté du centre commercial, je repère un petit renfoncement entre deux immeubles, un mix entre une ruelle et une cour intérieure (Google Maps). Ça a l’air d’être privé, mais le portail a été enlevé et la nuit m’aide à me poser moins de questions. Au fond, suffisamment caché à mon gout, je m’allonge sur un banc en pierre et tente de m’endormir. À mon grand étonnement, je m’endors effectivement.

Le banc est en fait le rebord d’une fontaine et fait environ 50cm de large, mais je trouve une position relativement confortable qui me permet de dormir 30min, avant que le froid s’installe et me réveille. Mais je ne me laisse pas abattre. Je fais quelques pompes et quelques squats pour me réchauffer et je me recouche. 30 min de sommeil supplémentaire. Je réutilise encore une fois l’astuce du sport pour grappiller 30 minutes de sommeil en plus avant d’abandonner définitivement l’espoir que j’avais de réussir à dormir toute la nuit dans la rue. La seule solution quand on est SDF et que l’on n’a pas de duvet, c’est de dormir pendant la journée quand les températures remontent. Cette observation me sera d’ailleurs confirmée par une rencontre que je ferai quelques jours plus tard.

Quand je quitte mon lit de pierre, je ne sais pas trop quoi faire et je pars simplement me balader dans Lyon jusqu’à ce que j’aie l’idée d’aller squatter à la gare. Sur le chemin, un mec en vélo vient pour me demander une clope. J’en profite pour lui demander un peu de monnaie. Il sort alors tout ce qu’il a dans son portefeuille : 15c. Saleté de Nouvel Ordre Mondial, il y a encore 10 ans, le SDF de base devait faire partie du top 1% de ceux qui gagnent le plus en France. Et je ne vous parle même pas des dons en nature que certaines femmes leur offrent généreusement pour se rassurer sur leur pouvoir de séduction (histoire vraie racontée par un authentique SDF).

Arrivé à la gare, je comprends qu’elle est fermée entre 00h45 et 4h45 et ce séjour me permettra de comprendre pourquoi. Fatigué, j’erre encore un peu en ville avant de m’assoir par terre à côté à la sortie d’un tunnel d’où sort un courant d’air chaud. La tête contre le mur j’espère trouver le sommeil.

À l’ouverture de la gare, je vais comater sur les sièges en plastique à l’abri du froid. Je n’ai jamais été aussi bien installé sur un siège aussi inconfortable.

# JOUR 2

Résumé

Le deuxième jour, j’ai passé la matinée dans une bibliothèque et, vers midi, j’ai fait ce qui allait devenir une habitude : dormir dans l’herbe sur les berges du centre-ville de Lyon pour rattraper mes heures de sommeil manquées pendant la nuit.

Le soir du deuxième jour, de retour dans l’herbe près de Confluence, je n’avais aucune volonté. Même après quasiment 2 jours sans manger et en dormant très mal, je n’avais toujours pas la volonté de m’en sortir ou de faire quelque chose de ma vie. Je n’avais même pas la volonté de demander rien que 80c à un inconnu pour me payer une baguette pain et sortir de ce jeûne forcé.

Mais le pire, c’est que j’étais exactement dans le même état mental que lorsque je n’avais rien envie de faire chez moi dans mon appart. J’étais là, seul, allongé dans l’herbe, en ville, avec des gens autour de moi, des couples en amoureux, des familles jouant avec leurs enfants, des groupes d’amis se racontant leur vie… mais j’étais là comme si j’étais ailleurs, comme un spectateur, comme si je n’avais aucune prise sur la réalité ni même aucune envie d’être là ou de ne pas y être.

Et c’est là que j’ai eu une réflexion très terre à terre. Si, quoi qu’il m’arrive, je ne risque rien ou pas grand-chose. Si, au pire, je me retrouve dans la rue et j’arrive à survivre sans trop de difficulté (parce qu’avec un duvet et le RSA on survie sans trop de difficulté). Ça veut dire que la nécessité ne pourra jamais vraiment me motiver. Ou alors, il faudrait qu’il m’arrive quelque chose de très violent, mais ça je ne peux pas le prévoir et je ne vais pas tenter de me suicider en espérant rater pour avoir envie de vivre.

Donc la question qui m’est finalement venue est extrêmement simple et pour la plupart des gens elle est surement évidente et instinctive. La seule question que j’ai à me poser est : qu’est-ce qui me ferait plaisir ?

Les gens qui réussissent sont toujours des gens qui aiment ce qu’ils font et qui font ce qu’ils aiment.

En réalité, depuis longtemps, je pense souvent aux « déchets » humains de cette philosophie de la recherche du plaisir. Je me focalise sur tous ceux qui ratent, tous ceux qui ne sont pas rentrés dans un cercle vertueux qui leur a permis de s’en sortir et de vivre heureux. Si je m’attarde autant sur les déchets de l’humanité, c’est tout simplement parce que je m’y suis assimilé. Ces dernières années, j’en étais même arrivé à penser que derrière tous ceux qui réussissent se cachent toujours une montagne de cadavres ou de « déchets » humains, ratés, déprimés, inadaptés, déphasés… Mais, cette deuxième soirée dans la rue, j’ai fait une rencontre qui a changé cette vision de la vie et m’a redonné foi dans le libre arbitre.

Après m’être dit qu’il fallait que je recherche le plaisir, je me suis levé de mon carré d’herbe et je me suis mis en tête de simplement aborder des inconnus pour discuter et passer un bon moment. Mais après à peine 100 mètres, un clodo avec une chariotte que j’avais déjà croisé la veille m’a proposé une glace (qu’il avait probablement volé ou récupéré dans la poubelle des invendus d’un supermarché).

Toujours parano, je jette un œil à la glace qu’il me tend. C’est un magnum amande encore emballé, ce qui fait chuter drastiquement les risques d’être drogué à mon insu. J’accepte et l’on se met à discuter. Il me raconte alors comment, ayant été ingénieur, il a breveté une usine pour traire 100 000 vaches et produire en automatique du fromage et tous les produits laitiers dérivés imaginables.

Après 15 minutes de discussion, mon mentor de la rue m’explique que l’État lui doit une pension d’invalidité, mais qu’elle n’arrive pas. Je lui demande s’il a fait une demande de RSA et il me dit que non. J’insiste en lui disant qu’il ne perd rien à essayer, mais il reste étonnement focaliser sur sa pension d’invalidité. À un autre moment aussi, il m’explique qu’il ne retournera pas travailler pour moins de 3k/mois. Et c’est notamment ça qui va faire évoluer ma vision du monde ce deuxième soir.

Ce clodo pourrait retrouver un travail ou au moins se rebâtir progressivement une vie décente avec le RSA. Comme c’était d’ailleurs le projet de l’arabe SDF dont j’avais raconté la rencontre plus tôt dans ce carnet de route. Mais non, là, ce clochard avec sa chariotte et son t-shirt troué n’a aucun projet autre que de profiter de sa vie dans la rue. Je n’ai pas trop de scrupules à parler de lui ainsi parce qu’il n’avait pas l’air plus malheureux qu’une personne lambda coincée dans la routine travail, Netflix, dodo. Bien sûr, il a toute une histoire personnelle qui l’a conduit dans la rue et qui fait qu’il n’en sort pas, mais son histoire est sensible au libre arbitre. S’il prenait quelques petites décisions, il pourrait probablement évoluer s’il en avait envie.

Je suis longtemps resté coincé dans l’idée que « les gens ne changent pas », mais finalement si. Je pense vraiment que l’on peut changer. Le libre arbitre n’est pas extrêmement puissant, mais il permet d’influencer suffisamment sa vie pour voir des améliorations tangibles. Si je me retrouvais à la rue, je m’en sortirais et je pourrais me rebâtir une vie sans trop de difficulté, ça me demanderait simplement un peu de temps. Et si je peux passer de SDF, sans un sou en poche, à salarié à 1500 € par mois dans une entreprise avec un appart, un ordi et internet, alors tout est possible.

Mais surtout, s’il suffit par exemple de fabriquer des fromages à la chaine dans une usine (comme je l’ai déjà fait) pour passer de SDF à citoyen lambda, alors ça veut dire qu’il n’y a pas forcément besoin d’empiler des cadavres pour réussir ou plutôt, que toute réussite ne se fait pas au détriment des autres.

Et pour finir, après avoir eu toutes ces réflexions le deuxième soir, je me suis posé une question toute simple : pourquoi continuer à mal dormir, à faire souffrir mon ego en mendiant et à subir la faim, alors que je pourrai décaler mon train pour rentrer plus tôt ?

Pourquoi rechercher la souffrance sachant que ça ne me sert peut-être à rien d’endurer ça ?

Quand je me suis dit ça, j’étais allongé dans l’herbe et j’ai ouvert les yeux. Pile en face de moi, une fille de mon âge était assise sur un banc. Je pouvais aller lui demander son portable, me connecter à mon compte SNCF et décaler mon train. Et qu’est-ce que j’ai fait ?

Je me suis levé. Je lui ai demandé son portable, on a discuté et finalement je n’ai pas décalé mon train. Bien sûr, à la fin, je lui ai demandé si elle n’avait pas une petite pièce et, comme à chaque fois, ça a écorché mon ego. C’est vraiment une sensation assez étrange que de voir sa valeur rabaissée à ce point dans le regard de l’autre, le tout couplé à un syndrome de l’imposteur puissance 1000.

Point amusant, un peu plus tôt dans la journée, j’avais essayé de vendre mes connaissances dans le business en ligne en face à face. C’est fou à quel point les gens lambda méprisent le business en ligne (mes accroches devaient aussi être un peu pourries).

# Jour 3

Résumé

Le deuxième soir, j’ai suivi la même routine que la veille : dormir dans l’herbe jusqu’au froid, dormir sur le bord de la fontaine jusqu’au froid et errer en ville jusqu’à l’ouverture de la gare. Mais cette fois, je n’ai pas erré, je me suis vraiment baladé. J’ai dû faire une vingtaine de kilomètres pendant la nuit en faisant le tour de la presqu’ile, en montant voir la basilique de Notre-Dame de Fourvière et en marchant le long des berges du centre-ville. À plusieurs reprises, réchauffé par la marche, je me suis allongé sur un banc pour une petite demi-heure.

Point intéressant, à ce moment-là, je n’avais strictement rien sur moi, à part ma carte d’identité et je me ne suis jamais senti aussi libre. N’avoir rien à perdre ça donne une assurance à toute épreuve.

Finalement, j’ai fini ma nuit sur un banc à côté de la gare de Lyon Part Dieu. D’ailleurs, quelle aventure pour trouver un banc libre à 3h de matin à Lyon… Quand j’en ai trouvé un à une dizaine de mètres d’un autre clodo et que je me suis allongé, j’ai vraiment eu l’impression de passer une épreuve initiatique. Mon premier banc en bois en plein cœur de la ville à la vue de tous. Je devenais enfin un vrai clodo et rejoignais la communauté. Je plaisante à moitié, à partir de là, je me suis vraiment senti appartenir à la communauté. En dormant dans l’herbe la journée pas loin d’une tente ou sur les bancs de l’arrêt de tram de la gare de Part Dieu, littéralement à 2 mètres d’un autre banc sur lequel un clochard dormait enrouler dans son duvet, je me suis senti accepté dans la communauté.

Quand la gare a ouvert le troisième jour, je suis allé me poser sur les sièges au centre. Bien sûr, je n’étais pas le premier SDF arrivé, mais il y restait de la place. Au début, je n’ai pas osé m’allonger. Mais en voyant l’autre clodo à moins d’un mètre sur la banquette en face de moi qui ne se gênait pas, j’ai fini par céder. Dormir dans une gare, c’est fait. Honnêtement, après quasiment trois nuits à dormir sur de l’herbe ou du bitume. Pouvoir s’allonger sur une banquette c’est vraiment agréable.

À 7h, après 2h de sommeil reposant, je sors de la gare et me décide à mendier. Après quelques refus très froids, une jeune femme, vraiment touchée par ma situation, me donne 5€. Et là, j’ai vécu un truc dont Oussama n’a pas parlé : j’ai eu l’impression d’abuser d’elle. Faire du B2P sur internet est une chose, là, en face à face, vendre son malheur pour quelques euros, c’est quand même assez sale.

Oussama dit avoir pu se payer un hôtel en mendiant et, de ma courte expérience, c’est effectivement possible. Mais c’est assez drôle, parce que, derrière la super aventure qu’il raconte, il s’agit ni plus ni moins que de racketter des gens pour se payer un hôtel. Ça me fait aussi penser à Cizia Zike qui se présente comme un homme d’honneur, alors qu’il passe son temps à arnaquer des gens. Jusqu’à maintenant, ce paradoxe, décrit jusque dans la Bible, m’énervait, mais je crois que là je suis vraiment en train de l’accepter.

« On donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. »
Évangile selon Matthieu

Depuis que je suis rentré, j’ai vraiment l’impression que certains de mes schémas mentaux ont changé, un peu comme si mon subconscient avait été reprogrammé.

# Les jours suivants

Résumé

Les jours suivants se sont ressemblés : en début de soirée, dormir dans l’herbe et sur le bitume encore chaud jusqu’à avoir trop froid, se balader en ville jusqu’à l’ouverture de la gare, dormir au chaud dans la gare, aller lire à la bibliothèque, dormir dans l’herbe en début d’après-midi, retourner lire à la bibliothèque jusqu’à la fermeture, commencer ma nuit dans l’herbe, le tout saupoudré d’un peu de mendicité par-ci par-là pour manger.

Finalement, je suis rentré le 5e jour. Je suis arrivé le mercredi matin à 7h56 et suis rentré le dimanche soir à 21h34.

Pour finir ce retour d’expérience et avant de conclure ce chapitre, voici les dernières notes que j’ai prises pendant mon séjour dans la rue :

1er aout 2021 - 5h - Gare SNCF de Lyon Part Dieu
La gare vient d’ouvrir. Autour de moi, des tas d’Indiens (je ne suis pas sûr) avachis sur les sièges et les banquettes. À la base, j’avais aussi prévu de dormir ici sur ces mêmes sièges, mais en voyant les autres clodos, ça me coupe un peu l’envie. Je sors de mon personnage de clodo. Mais bon, je suis tellement fatigué que je vais me joindre à eux.

2h plus tard. Je viens de me réveiller. La gare est remplie. J’ai froid.

20h26
Dehors, c’est le tiers monde. Je viens de sortir de la salle d’attente pour faire mes adieux à Lyon. Ce n’est pas la belle et vivante ville étudiante que j’ai connue ces derniers jours. Non, entre les mendiants de toutes origines, les clodos en général et les chapeaux blancs qui dépassent un peu partout, je quitte le centre d’une ville du tiers monde.

Depuis que je suis arrivé en début de soirée, un gros clodo ronfle dans la salle d’attente. Je dois embarquer dans 20 min. Je suis bien content de partir.

Je me sens bien. Un peu fatigué, mais ça va.

Je repars heureux et confiant. Je crois de nouveau au libre arbitre.

Les clodos veulent être clodos ou, en tout cas, ils préfèrent rester dans la rue plutôt que d’aller bosser à l’usine.

Un dernier merci aux gares de Perrache et de Part Dieu qui m’ont permis de me reposer un peu.

# Conclusion

Résumé

Ça va faire une semaine que je suis rentré et je suis toujours dans un bon état d’esprit. J’ai encore l’impression de ne pas avoir fait grand-chose. En fait, j’ai passé la plus grande partie de ma semaine à organiser mes notes sur Obsidian. Un logiciel de gestion de notes formidables dont j’avais longtemps rêvé. En plus, c’est gratuit. Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie vers la chaine YouTube d’Eliott Meunier (un gamin de 16 ans génial, même si ça me fait mal de le dire).

Comme dit précédemment, ce séjour dans la rue m’a permis de me recentrer sur moi et je vais désormais me laisser driver par le plaisir (ça parait naturel, mais je suis un système organique qui a été très mal conditionné).

Je compte toujours devenir le meilleur copywriter de France, mais, depuis un moment, je suis obsédé par les boucles de rétroaction (feedback loop), plus précisément, les cercles vertueux.

Ryan Holiday, dans Ego is the enemy, m’a donné une idée :

« Il s’agit de fournir un soutien pour que les autres puissent performer. Dégagez le passage pour vos supérieurs et vous finirez par ouvrir votre propre voie. »

Je vais mettre en place une boucle de rétroaction en transmettant ce que j’apprends sur le copywriting à travers un blog et une newsletter. C’est pas révolutionnaire, juste simple et, je l’espère, efficace.

Mais surtout, et par-dessus tout, je vais arrêter de me poser des questions et juste agir en profitant de la vie.

:crossed_swords: #15 TRANSITION : JE NE CHANGE PAS DE SEXE, MAIS PRESQUE

Résumé

Dans la vie, on passe de projet en projet. D’étude en étude. D’étude en travail. D’un travail à un autre. D’une relation à une autre. D’une passion à une autre. Etc.

Mais si on rate une transition, on peut tout perdre.

Quand on se retrouve déscolarisé ou sans travail après des études, quand, après une rupture, on met du temps à retrouver quelqu’un ou quand, après l’échec d’un projet, on ne parvient pas à se lancer dans un nouveau projet avec détermination, on peut rentrer dans un cercle vicieux sans fin. Et ce cercle peut tout nous faire perdre.

C’est toujours très difficile de sortir d’une telle situation, parce qu’il ne suffit plus de simplement faire le bon choix, il faut aussi sortir du trou au fond duquel on est avant de pouvoir faire des choix. Il ne suffit plus de choisir quelles études on veut faire à la fin de l’année, il s’agit de reprendre des études. Il ne s’agit plus de se lancer dans un projet, il s’agit d’accepter son échec et de trouver un moyen de transitionner vers un autre.

Quand on rate une transition, on perd toute son inertie et l’on doit redémarrer la machine de 0. Et c’est toujours le démarrage qui est le plus difficile. Une fois lancé, le jeu commence. Il s’agit alors d’éviter les arbres et de trouver les meilleures trajectoires sur la piste. Mais quand notre moteur est à l’arrêt, ce jeu ne nous concerne pas.

Rater une transition et perdre toute son inertie, c’est ce qu’il m’est arrivé il y a 1 an. Depuis, j’erre. Mon moteur s’est rallumé quelques fois. Il a brouté quelques jours ou quelques semaines avant de s’éteindre de nouveau. Mais depuis quelques semaines, je sens que les choses sont en train de changer. J’entends mon moteur tourner de plus en plus rond. Je sens l’habitacle qui se réchauffe et je m’apprête à passer la première.

Seulement, pour transitionner, je suis convaincu qu’il faut emporter un bout de son passé. On transitionne toujours entre deux choses, entre un passé et un futur. Et mon passé, ma transition ratée, c’est l’écriture d’un livre de philo.
Au cours de l’année, j’ai progressivement fait la transition de la philo au marketing en écrivant un essai sur la place des marketer dans l’ordre de l’univers.
J’ai donc une situation de départ (un livre de philo), la transition (un essai reliant philo et marketing), il ne me manque donc plus que la nouvelle situation (un livre de marketing).

Même si je partage mon carnet de bord en ligne, je suis plutôt du genre à être discret et à agir dans l’ombre. Par conséquent, le copywriting me convient très bien et puis de toute façon, j’aime écrire. C’est donc naturellement sur le copywriting que portera mon livre de marketing.

On vit l’histoire que l’on se raconte, mais cette histoire se base quand même un petit peu sur la réalité. Mon livre de marketing sera un support pour mon histoire personnelle. L’objectif de ce livre, c’est avant tout de pouvoir transitionner du jeune en colère contre le monde, au jeune épanoui en phase avec ce même monde.

PS : S’il y a des choses que vous aimeriez trouver dans un livre sur le copywriting, n’hésitez pas à me le dire en MP ou sur ce post.
Aussi, si vous avez aussi des conseils ou des suggestions de tous types (sur le copywriting ou l’écriture), envoyez-moi un message.
Dans les deux cas, je vous ferrai surement une offre quand je publierai mon livre.

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:crossed_swords: #16 JE VAIS MOURIR POUR RENAITRE

Résumé

Je viens de passer 2 semaines à regarder des films et à jouer à toutes sortes de jeux vidéos. La raison ? J’ai (re)quitté la femme que j’aime. Et une semaine après, une anesthésie générale a flingué la chimie de mon cerveau. Du coup, je n’avais plus aucune envie de vivre pendant 2 jours. Et il m’a fallu plusieurs jours supplémentaires pour retrouver complètement mes esprits. Résultat, je me suis de nouveau identifié au branleur qui n’en branle pas une, mais qui rêve d’un avenir grandiose.

Qu’à cela ne tienne, c’est décidé : le 1er novembre je montrais dans un avion pour l’étranger, sans billet de retour et avec de quoi tenir à peine 4 mois sur place. Et ce n’est pas tout, je vais couper les ponts avec TOUS les gens que je connais, y compris ma famille. Je reviendrai en vainqueur ou je ne reviendrai pas.

Concrètement, j’ai 4 mois pour me sortir les doigts du cul. Sinon, je me retrouverai littéralement à la rue, mais cette fois ce ne sera pas pour faire une expérience et je serai en plein hiver dans un pays ou il fait -7°C la nuit.

Maintenant, petit contre rendu (très) rapide des 2 mois qui se sont écoulés depuis mon dernier post : j’ai lu 20 livres et ai repris 3kg. Bon, point positif, j’ai passé le meilleur mois d’aout de ma vie. Point négatif, j’ai passé mon pire mois de septembre et, aujourd’hui, je suis de retour au point de départ. Je suis dans la même situation que quand j’ai arrêté les études, mais avec 3 ans de plus. Bref, ce n’est qu’une question de temps avant que je me reprenne en main.

D’ailleurs, je recommence à réémerger. Il y a 5 jours, on m’aurait proposé un bouton pour mourir, je l’aurai spamé (apparemment, c’est un effet secondaire normal des anesthésies générales, je dois juste pas avoir de chance de tomber dessus à chaque fois).

Hier, la déprime était passée, mais je n’avais toujours aucune volonté. C’est alors qu’une étincelle de génie est apparue dans mon esprit : je ne vais pas passer de loque humaine à bourreau de travail du jour au lendemain. Je dois y aller progressivement. Et quoi de mieux pour ça qu’une petite randonnée dans les montagnes ? Donc ce matin, j’ai enfilé un bas de treillis qui me restait de l’armée et je suis parti marcher dans la forêt.

J’attendais un miracle et, putain, il s’est manifesté ! Je n’ai pas vu mon ange gardien, je n’ai pas trouvé de fréquence sacrée pour guérir le cancer et devenir riche, mais… j’ai eu peur. Vraiment, j’ai eu peur de rater ma vie et de me retrouver à la rue, seule et sans personne sur qui compter. C’est tellement rare que je prenne la vie au sérieux que ça m’a fait du bien. « Rien de mieux qu’un bon coup de réalité dans la gueule pour se remettre les idées en place » comme, dirait l’autre.

Quoi qu’il en soit, j’accepte tous les risques qui ont une chance de me conduire à une réussite grandiose. J’aurais pu continuer à jouir comme un rat qui spam un bonton pour avoir son shoot de dopamine. J’aurais pu rester avec cette femme formidable qui m’a fait vivre la meilleure année de ma vie. Mais non. J’ai toujours ces délires de grandeur qui hantent mon esprit… pour le meilleur et pour le pire.

Je crois toujours au voyage initiatique du héros. Partir à l’aventure, subir une épreuve, triompher et revenir en vainqueur. J’en rêve depuis tellement longtemps. Je suis bien déjà parti plusieurs fois, mais jamais complètement. Là, c’est un vrai départ. Une vraie mort symbolique. Comme un jeune qui quitte la vie profane le temps du rite initiatique qui le rendra homme dans une tribu ancestrale. Je quitte tout pour refaire ma vie ailleurs. Je meurs pour renaitre. Je vais dire adieu à mon passé pour aller de l’avant.

Ce carnet de bord va probablement s’arrêter là, tout comme l’existence d’Howard, ce énième pseudo. Dommage, je l’aimais bien.

J’avoue que je n’avais pas prévu cette conclusion en commençant à écrire ce soir. Mais ça tombe plutôt bien.

Le 18 avril 2021, j’avais annoncé :

Dans 1 je suis riche et nous sommes 6.
1 an, 2 objectifs. Le 1er, gagner 10 000€ net par mois. Le second, créer un petit groupe soudé bien décidé à réussir dans tous les domaines de la vie.

Aujourd’hui, on est le 12 octobre. À 6 jours prêts, 6 mois se sont écoulés. Avec du recul, j’ai l’impression de n’avoir rien foutu et de ne pas avoir avancé. OK, j’ai gagné mes premiers 1000$ sur internet. OK, j’ai lu 40 livres. OK, il s’est passé pas mal de choses dans ma vie. Mais factuellement, je suis à des années-lumière d’avoir atteint mon objectif.

Maintenant, voyons le positif : je suis plus déterminé que jamais. Dans 19 jours, je prends l’avion en direction d’un pays dont je ne parle pas la langue et avec un niveau d’anglais qui me permettra peut être même pas de faire les courses. Mais bref, j’ai la foi.

Je maintiens mes 2 objectifs.

À Dieu

Howard

Commence par te fixer un objectif SMART sinon tu es condamné au RSA jusqu’à ce que mort s’en suive.

Rappel dans SMART il y a M pour Mesurable et T pour Temporellement défini

Tu seras le meilleur copywriter de France je veux bien le croire mais quand ? S’il faut attendre que tous les meilleurs copywriters que toi meurent je vais pas vivre assez vieux…

Mesurable : il est où le classement Forbes des meilleurs copywriters de France ? (celui qui répond dans ton cul est éliminé :wink: )
Ça sert à rien de te fixer un objectif si y a aucun moyen de voir où tu en es dans ta progression vers ledit objectif…

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